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 Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]

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MessageSujet: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Lun 12 Avr 2010 - 19:54

C’était un jour vraisemblablement aux allures banales, un jour comme on en voit passer des tas, lorsqu’on se retourne avec lassitude, pour regarder la vie qu’on laisse sur notre passage. Disons que c’était l’un de ses matins ou comme par enchantement, le destin s’acharne sur vous alors que vos yeux ne sont pas encore ouverts. Quand votre réveil matin décide, rien que pour vous faire une petite blague au saut du lit, de ne pas sonner. Et c’est la marque de l’oreiller incrustée sur la joue, et yeux largement rougis que vous attaquer une journée qui se prédit particulièrement mauvaise. Et puis vos vêtements décident à leur tour de jouer à cache-cache, et finalement, lorsqu’enfin vous partez en claquant la porte de votre chambre, l’heure à laquelle vous avez rendez vous est déjà largement passée, et aux yeux du monde et surtout de l’administration scolaire, vous êtes en retard.

La suite de la journée se passa sans trop de dégâts, mis à part peut être un verre renversée sur une voisine un peu coquette pendant la pause midi, un devoir vraisemblablement raté la perte d’un stylo bille particulièrement cher à ses yeux et bien évidemment, ce cours d’anglais. Pour finir en beauté, une journée particulièrement désastreuse. Il fallait avouer que la jeune fille était assez nonchalante, et pas vraiment motivée par les acclamations incessantes du professeur, qui clamait à qui voulait l’entendre qu’il était bel est bien l’heure d’entrer en cours, et de sortir dans les plus brefs délais, les cahiers et les cours appropriés à la matière. Un train de retard avec tout le monde, la jeune fille se dirigeait sans conviction au fond de la salle, pour se poser sur une petite table calée dans un coin, alors que les rayons du soleil couchant tombaient presque exactement sur ses yeux, les encourageant très franchement à se fermer.

Il y a des jours comme ça, ou le manque de sommeil et la voix monotone et soporifique de votre professeur n’aidant en rien, vous vous surprenez vous-même à laisser aller votre inconscient dans les tréfonds du repos, au point même à avoir le culot suprême de s’endormir, alors que la classe entière sort son cahier, pour recopier les listes de superlatifs. Etant la langue native de Capryce, elle se sentait en fait presque dispensée de cours d'anglais, ladite langue. Enfin le niveau d’anglais était assez faible, mais c’était bien normal pour un début d’année. Et donc la jeune fille s’endormit tout doucement alors qu’elle était bercée par les chuchotements des filles indignées derrière, et les rires moqueurs, plus loin dans la salle. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle sentait sa respiration se diminuer, diminuer, di-mi-nu-er...

« CAPRYCE CANTERBURRY ! Vous vous pensez dispenser de ce cours au point d’en profiter pour rattraper je ne sais quel manque de sommeil? Eh bien, montrez donc à la classe votre talent inégalé en anglais qui vous permettrait de dormir, tandis que vos camarades peinent à apprendre par cœur ! Eh bien j’attend, Mademoiselle, donnez moi donc un superlatif ! »


« The most boring ? The most stupid? The most terrible? »- *Le plus ennuyeux? Le plus stupide? Le plus détestable ?*


Mauvaise pioche. Malgré les quelques rires des élèves assez intéressé par voir une de leur camarade s’enfoncer tout doucement dans un terrible merdier pas croyable, le professeur ne semblait pas approuvé son élan soudain de franchise. Elle se releva, un peu gênée, pas vraiment bien consciente de se qu’elle venait de dire. Insolence, là, c’était plutôt justifié. Elle se mordit la lèvre, pendant qu’elle ne savait pas vraiment où poser le regard, pour ne pas sembler trop insolente, ou encore trop soumise. C’est tout un challenge, les règles de conduites et les impressions que l’on donne. Mais elle retomba bien vite à la réalité. Face à son bureau, le professeur lui postillonnait à présent joyeusement au visage, remettant en cause son côté de petite fille supérieure. Toutes les vérités qu’il l’aurait fait habituellement éclaté en sanglots, mais qui, il faut le dire, aujourd’hui, ne lui faisait absolument rien. La seule chose qui l’inquiétait, c’était que le professeur bloquait les seuls rayons de soleil qui lui arrivaient encore sur le visage.


Et puis, ce fut comme une Ellipse temporelle.

Avant de vraiment s’en rendre compte, elle se trouvait devant une porte close, ou était inscrit ‘salle d’anglais’. A l’intérieur, elle entendait le professeur reprendre son calme, et de ce fait, la leçon. Dans les mains, un petit papier griffonné, sur lequel elle eut beaucoup de mal à déchiffrer « Exclusion de cours ». Capryce la regarda un instant, cette feuille à moitié froissée, qui ressemblait à un autographe signé à la va vite par une pop idole de Liverpool. Aussi rapide, aussi laid, aussi négligé, mais qui a pourtant énormément de valeur, enfin cela dépend pour qui dans le cas précis. A présent seule dans des couloirs vides et effrayants, elle se dirigea vers un pion qui passait là.

Fin de journée, pas de chance. On n’allait pas s’occuper d’elle. Mais il l’avait aider, ce petit pion, puisqu’il avait bien gentiment fait remarqué à la jeune fille qu’elle avait, en plus de sa superbe exclusion, deux heures de colles, visiblement bien méritées, puisque le professeur avait jugé bonde les souligner cinq ou six fois. Dans un petit rire de dédain, il lui indiqua une porte, au fond du couloir. Capryce se retourna, et quand elle fit volte face pour lui remercier, il avait disparu. Voilà, elle était de nouveau seule dans un couloir, collée et de mauvaise humeur qui plus est.

Cette porte, là bas, avait des fausses allures d’une porte magique, celle de Shining, où, lorsqu’on ouvre la porte, une marée de sang s’abat sur vous. A moins que ce ne fut un ascenseur ? Incapable de dire. Elle remonta la bretelle de son sac qui lui sciait l’épaule, pour la replacer un peu plus haut. Sa robe aujourd’hui, était assez courte. Elle retombait avec beaucoup de pudeur, un peu au dessus des genoux. Tandis que les manches de leur côté étaient courtes elles aussi. Un vêtement d’été, en fait. Elle n’avait pas vraiment eu tort de porter de tel vêtement, puisque le temps était vraiment cette fois ci au rendez vous. Enfin bref. En inspirant, elle posa sa main sur la poignée, et ouvrit la porte...

Aucune marée de sang. Un bon point. Une pièce aussi froide que le couloir. Pas vraiment chaleureuse, triste. Au centre de la salle, une table. Et un peu plus loin, un garçon. On ne peut pas vraiment savoir ce qu’il fait. En tout cas, il a l’air occupé. C’est avec une immense volonté que Capryce, après s’être éclaircie la voix assez bruyamment pour attirer l’attention, et ainsi paraître moins impolie, elle osa lancer.

« Excusez moi ? Je, oui, je me suis fait exclure de cours. Enfin, on m’a indiqué cette salle, j’ai bien fait de venir ? Oui, je suis nouvelle vous savez, je n’y connais pas grand-chose. Et puis je ne me suis encore jamais fait exclure de classe. Pas ici, partout, enfin, toute ma scolarité. »

Elle regarda quelques instants de loin le garçon visiblement indécis, puis dans un soupir, elle se contenta de tendre à bout de bras son petit autographe certifié du prof’ d’anglais, en attendant simplement quoi faire, durant ses deux heures de prison ferme.



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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Lun 12 Avr 2010 - 21:09

Quelle magnifique journée se profilait à l'horizon! J'entendais le doux gazouillement des oiseau, je sentais les douces effluves de parfum montant des nombreux espaces verts de la pension, une timide brise caressait mon visage... Qu'auraient ils pensé de ce panorama qui s'offrait devant moi? Raito aurait surement entamé un poème vantant les attraits de la nature et Rindo aurait dédaigneusement regardé cela quelques secondes avant de tourner la tête, moi, ce spectacle me laissait de marbre. Qui suis je? C'est vrai que vous ne me connaissez pas encore. Vous aviez l'habitude de voir le gentil Raito ou le méchant Rindo, et bien, moi, je suis Yggdrasil, tout ce qu'il y a de plus neutre au monde me définit. Comment ce fait il que mes deux autres compagnons ne vous aient jamais parlé de moi? C'est très simple: ils ne savent même pas que je suis en eux, même si Rindo a quelques soupçons.

Me voici donc présenté, pouvons nous revenir à notre histoire? Bien.

Je disais donc qu'une magnifique journée commençait et, aujourd'hui, c'est à moi d'avoir le contrôle de ce corps. Il s'agissait d'un jour d'école, mais cela ne me convenait pas. Avantage d'être membre du comité des élèves, nous pouvions nous passer de cours quelques temps tant que nos notes restaient bonnes. Au diable le cours et les enseignants trop sûr d'eux! Que peut donc m'apporter l'enseignement d'une personne qui se croit assez bon dans un domaine pour l'enseigner alors que l'un de ses élèves le surpasse de très loin? Je m'était donc isolé dans la salle de réunion avec un livre écrit en allemand dans les mains, rien ne me procurait plus de plaisir que de lire, à part peut être la solitude. La pièce en question était vraiment peu chaleureuse, mais cela ne faisait rien, après tout, je n'était que de passage ici. J'ouvris alors une fenêtre qui se situait sur le mur opposé à celui de l'entrée, m'assis sur le rebord, côté extérieur et m'adossa contre le cadre en bois. Les rayons du soleil effleura mon visage impassible mais dont les yeux, clos, montraient que je savourais cette expérience. C'était donc ça, vivre...

Quelques heures plus tard, alors que j'étais plongé dans ma lecture, j'entendis une porte s'ouvrir, ça devait être un élève, je ne voulais pas intervenir et me concentra donc sur mon livre. Cette attitude ne découragea pas l'inconnu puisqu'il s'éclaircit alors la voix. Je levai les yeux vers cet intrus, non, cette intruse pour être précis. C'était une jeune fille assez petite avec des cheveux noirs assez longs, elle avait un teint qui montrait qu'elle ne connaissait pas beaucoup le soleil.
Voila ce que je notais de cette fille, pas plus, ce n'était qu'une rencontre éphémère de plus. Celle ci ne devait pas être du même avis puisqu'elle commença à parler:


-Excusez moi ? Je, oui, je me suis fait exclure de cours. Enfin, on m’a indiqué cette salle, j’ai bien fait de venir ? Oui, je suis nouvelle vous savez, je n’y connais pas grand-chose. Et puis je ne me suis encore jamais fait exclure de classe. Pas ici, partout, enfin, toute ma scolarité.

Elle parlait trop à mon avis, tout d'abord, je ne lui avais pas demandé si elle s'était fait exclure, donc pourquoi me dire ça? Ensuite elle demandait mon avis, je ne sais pas et je n'ai vraiment pas envie de me mêler de tes soucis, jeune fille. Ensuite elle débuta un récit sur sa vie... j'étais vraiment découragé, quand allait elle me laisser tranquille? Je savais que l'un de mes rôles était de surveiller les personnes collées, mais pourquoi fallait il que se soit moi qui tombe sur une pipelette? Elle s'arrêta enfin, guettant ma réaction. La regardant droit dans les yeux, voici ce qui fit office de réaction:

-...

Cela pouvait la décourager non? Avec un soupir de résignation, elle me tendit un papier, surement un mot de son professeur... Je la fit patienter: je pris la peine de terminer ma page, de replacer soigneusement mon marque page et de poser le livre sur le bureau. Je me dirigeais ensuite vers cette jeune fille avec une lenteur exagérée. Après avoir prit le fameux billet qui me valait le plaisir de cette rencontre, et après l'avoir décrypté, je lançai à l'élève en désignant le bureau:

-Viens t'assoir ici.

Annoncé avec une voix lasse et juste assez forte pour être audible, cette demande ressemblait plus à une ordre, et puis, avec ma démarche légère mais peu énergique, cela devait donner une opinion bizarre à mon interlocutrice. Et puis d'abord, à quoi je ressemblait à ce moment là? Vêtu d'une chemise blanche suffisamment ouverte pour faire apparaitre une fine chainette en argent et d'un jean sombre presque neuf, j'étais bien loin de l'image du membre du comité des élèves compréhensif qui aide les élèves en difficultés. Seul le petit cercle de tissu noir qui entourait ma manche gauche à égale distance de mon épaule et de mon coude démontrait que je faisait partit du comité. Mais bon, le regard des autres m'importe peu.
Arrivé près du bureau, je pris un livre d'anglais, puisque c'était bien d'un cours d'anglais qu'elle s'était fait virer, choisis un exercice complet, du type "Qui est tombé aux examens dans le passé et qui est très complet" et lui dit en posant le livre sur le bureau:


-Fais moi cet exercice dans les mêmes conditions que ton futur examen, tu as deux heures. A la fin, tu me rendras ça et je te mettrai une note avant de donner le tout à ton professeur.

Voila, j'avais donné à la jeune fille de quoi me laisser en paix un moment, je repris donc mon livre et revint m'assoir dans l'encadrement de la fenêtre.
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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Dim 25 Avr 2010 - 11:40

F roideur. Voilà, c’était à peu près la sensation que le seul et unique contact qu’elle avait eut avec le garçon au fond de la salle lui avait laissé. Elle fut même parcourue d’un frisson. Il ne semblait pas très heureux de sa visite. D’ailleurs, il n’avait pas l’apparence d’un élève du comité. Enfin, les apparences aussi, personne ne sait vraiment ce qu’elles doivent véhiculer et ce qu’elles doivent nous faire ressentir. En vérité, Capryce ne put s’empêcher de se faire un petite, mais alors toute petite idée du caractère du type, bien qu’elle ne le connaisse que de vue. La jeune fille se sentait par ailleurs tout légèrement honteuse d’ainsi le juger. Mais passons. La jeune fille fut quelque peu intriguée par ses cheveux. Oh, rien de bien méchant. Mais blancs tout de même. Il semblait jeune, enfin, son âge à peu près. Alors une telle couleur de cheveux… Ca aurait put être une teinture vous me direz, mais bon, étrangement, elle voyait plutôt mal le garçon dans un salon de coiffure, à patienter gentiment le temps que les cheveux se colorisent. Mais soyons bref.

.C’était plutôt, enfin, très, soyons francs, froidement, qu’il l’avait installée à une chaise, sur la grande table qui trônait là. Des examens en anglais ? Deux heures de travail ? elle venait de quitter une salle d’anglais et un prof antipathique au possible pour se retrouver dans une salle glacée en compagnie d’un garçon peu bavard, déterminé à la faire plancher pendant deux heures. Elle griffonna quelques réponses sur le papier après avoir murmurer un petit merci sans conviction. Puis, alors qu’elle arrivait approximativement au quart des questions, Capryce releva doucement la tête, pour voir le jeune homme plonger dans un livre énorme. La capacité de concentration de l’adolescente n’étant pas particulièrement développée, elle oublia totalement son examen.

« - Est-ce que vous comptez me dire votre nom ? Ou bien vous n’allez pas m’adresser la parole de l’heure ? Excusez-moi de vous déranger, sincèrement, même si ça ne me déplait pas de louper une heure d’un cours plus ennuyeux que la mort, j’osais espérer peut être un peu plus de convivialité de votre part. »

La jeune fille écarquilla les yeux. Elle venait vraiment de dire tout ça ? Dans un langage toujours soutenu, bienséance anglaise oblige, elle venait de provoquer ouvertement un jeune homme qui ne lui avait strictement rien, mis à part peut être, l’avoir totalement ignorée. Elle s’en voulait un peu. La jeune fille prit son stylo entre les doigts et baissa les yeux. Qu’est ce qui lui avait prit ? Mais qu’est ce qui lui avait prit ? Un peu honteuse, elle recommença à écrire quelques phrases de plus. Son écriture tremblait un peu, et elle n’osait pas lever les yeux. Le silence était pensant, et Capryce se sentait terriblement gênée.

Oh, et puis, qu’est ce que cela pouvait-il bien faire ? Elle n’avait pas tort finalement. Elle n’avait d’ailleurs rien dit de faux. Elle venait de se faire virer de cours, et cela allait peut être resté dans son dossier à long terme. Elle qui n’avait jamais fait de vague de sa vie, il fallait que ça commence aujourd’hui. Ceci dit, cela pouvait aussi lui porter strictement aucun préjudice. Comment savoir finalement ? Cela allait dépendre de l’humeur de son professeur. Et il avait l’air constamment de mauvaise humeur. Bien, elle était complètement cuite. Elle posa son stylo sur la table avec force, puis releva le regard.

« - Et non, je ne compte pas m’excuser de mon insolence, je n’ai rien dit de faux, et rien que vous devriez prendre mal. Après tout, je viens de me faire exclure de cours, et cela pour la première fois de ma vie. Si cela va rester dans mon dossier, ça ne tient qu’à vous et l’administration. De toute façon je n’ai strictement rien à perdre. Alors, qu’importe votre réaction, qu’importe votre jugement, je ne m’excuserai pas et je tiendrai mes propos autant de fois qu’il le faut. »

C’était dit. Et non, cette fois ci, elle ne baissa pas les yeux. Elle cherchait d’ailleurs ceux du garçon au livre, pour soutenir son regard le plus longtemps. Quitte à être insolente, autant l’être jusqu’au bout. Et puis, finalement, elle y croyait dur comme faire à tout ça. Elle y croyait et elle y tenait. Alors au diable la peur de la réaction, et maintenant, elle allait soutenir ses conviction, face à Lui. Et d’ailleurs, elle n’avait rien fait de plus que lui demander son nom, non ?

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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Dim 25 Avr 2010 - 15:52

Dix pages... dix petites pages que j'avais eut le temps de lire avant de me faire interrompre une nouvelle fois par cette fille. Il n'y avait rien de plus désagréable pour moi que de se faire déranger durant ma lecture, ça me donne des envies de meurtre. Mais bon, entre avoir des envies et les réaliser dans la réalité, il y avait quand même un gouffre géant, heureusement d'ailleurs, sinon, il y aurait beaucoup moins de monde sur Terre... Enfin voila, la jeune fille en question s'était une fois de plus lancé dans un discourt interminable, à mes yeux. Et oui, pour moi, lorsque l'on aligne plus de vingt mots ça devient trop long. Enfin voila, tout ça pour dire que je n'arrivais pas à lire tranquilement...

La jeune fille voulais mon nom... Pourquoi faire? Je n'avais pas vraiment l'intention de la croiser à nouveau après ces deux heures de surveillance donc je n'avais pas vraiment envie de lui répondre. Un grand silence s'installa, mon interlocutrice semblait gênée d'avoir élevé la voix... pas pour bien longtemps! Quelques instants plus tard, elle repartit à l'assaut! Arg, mais faites la taire bon sang!
J'essuyais sans broncher cette salve verbale et ne cilla pas lorsqu'elle chercha son regard.

Je soupirais... impossible de lui faire entendre raison pour l'instant, la meilleur chose à faire est de se plier à ses exigences pour en finir au plus vite.
..

-Ich heiße Yggdrasil Myrrdinn...

Je stoppais net! Totalement immergé dans mon livre, je venais de parler en Allemand! Avec un nouveau soupir, je me repris:

-Je m'appelle Yggdrasil Myrrdinn.

Et après une petite pause:

-Je ne le prend pas mal, tu es insolente, tant mieux pour toi et tant pis pour les autres. Tu crois que ça m'intéresse? Chacun est comme il est, point bar.

Oulla... j'avais dis beaucoup de chose là... employer plus de dix mots par minutes... ça ne me ressemble pas. Mais j'avais envie de la remettre à sa place!

-De plus, je trouve ça assez intéressant qu'une inconnue m'agresse pour avoir mon nom alors qu'elle ne s'est pas présentée d'abord...

J'avais dit ces dernière paroles de la façon la plus ironique possible, montrant bien l'absurdité de cette discussion stérile...


Dernière édition par Raito Myrrdinn le Ven 30 Avr 2010 - 21:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Dim 25 Avr 2010 - 21:17

Capryce resta couarde, la bouche entrouverte, les sourcils levés, les yeux grands ouverts et les pupilles minuscules. Pour ne rien vous cachez, la jeune fait partie d’une famille aisée dont elle est la seule et unique enfant. Habituée à avoir le dernier mot et à voir ses désirs devenir rapidement réalité, la répartie plutôt efficace et convaincante de son interlocuteur la laissa sans voix. En vérité, elle était profondément vexée. Jamais encore on avait réussi à lui ‘clouer le bec’ à proprement parler. Elle se renfrogna. Si elle-même se vantait de ne dire que la vérité, le garçon récemment présenté pouvait lui aussi se vanter de la sorte. Il n’avait pas tort. Il était sûr de lui, et la jeune fille le ressentait au plus profond de son être. Elle pouvait sentir comme il était confiant et surtout énervé. Cela la mettait mal à l’aise. Mais en aucun cas, elle ne souhaitait montrer un quelconque signe de faiblesse. Pas maintenant, elle n’avait pas encore perdu.

« - Je m’excuse tout d’abord, de ma prétention. Il est vrai que je ne me suis pas vraiment présentée, alors que je vous ‘agressais’ comme vous le dites si bien. Que cela ne tienne, je suis Capryce Canterburry, et je suis enchantée, malgré tout, de vous rencontrer. Ensuite, je tiens à préciser que je ne vous agresse pas, malgré le ton quelque peu sec que je peux utiliser par instant. Mais là est ma façon de m’exprimer lorsque je sens de l’animosité à mon égard. Mais encore une fois, je ne vous accuse de rien. »

La jeune fille cachait sa peur. En vérité, elle n’avait pas à proprement parler peur, disons que la prestance naturelle du garçon l’écrasait totalement. Dans ses yeux on pouvait y lire le respect, et la jeune fille n’y était forcément pas insensible. Malgré son côté franchement têtue, elle n’avait pas d’autre choix que de lire le courroux d’Yggdrasil. Elle réprimanda un frisson, et cligna plusieurs fois des yeux pour empêcher ces cils de papillonner avec allégresse. Elle ne devait pas se montrer faible, bien qu’elle le fût plus que quiconque, elle ne devait pas lui montrer qu’il suffisait d’un coup pour l’achever.

Vous pouvez trouver ça pathétique, mais la pression psychologique qui régnait dans la salle était vraiment à son apogée. Enfin, sûrement que l’adolescent lambda ne s’en serait pas rendu compte. Mais Capryce étant magiquement plus sensibles, elle ressentait comme un poids sur sa poitrine qui l’écrasait un peu plus encore à chaque mot que son interlocuteur prononçait. Elle esquissa un petit tremblement. Elle baissa les yeux quelques secondes sur sa copie. Son écriture était fine et plutôt petite, mais les dernières lignes écrites étaient particulièrement irrégulières, et on pouvait sentir à quel point elle avait appuyé sur la mine de son style Bille. Elle releva les yeux.

« - Je vais être franche avec vous. Vous me semblez particulièrement cultivé, sans parler de votre aptitude à parler allemand alors que la situation ne s’y prête pas. Pour cela je vous respecte. Vous me semblez d’ailleurs de quelqu’un de bien, et cela ne s’explique pas. Chacun est comme il est, dites vous ? Croyez-vous simplement en vos paroles ? Acceptez alors le fait que l’on vous adresse la parole, que vous puissiez intriguer votre entourage, et que l’on essaie, bien vainement, de tenir une conversation respectée et respectable avec vous sans lever les yeux au ciel. »

Sa lèvre inférieure tremblait, alors qu’elle parlait. Sa voix aussi d’ailleurs. Mais elle ne flanchait toujours pas. Peut être avait elle trop parler ? Sûrement d’ailleurs. Que voulez vous, cela devait être le stress, ou bien la pression. Ce n’était peut être juste une terrible envie de parler. En vérité, elle ne connaissait pas grand-monde, mis à part quelques rencontres la veille et l’avant-veille. Et la solitude la rongeait, mais cela depuis son enfance. Alors pourquoi se sentait elle obligée de parler autant à un complet inconnu ? Peut être se trouvait-il là juste au mauvais moment.

Ses yeux clignèrent une ou deux fois. Elle continuait de trembler, mais très faiblement cependant, pas vraiment distinctement. Rester forte, rester forte, rester forte. Mais elle ne l’était pas. Pourquoi se leurrer ? Tant pis, elle en donnerait l’illusion. Elle leva légèrement le menton, leva les sourcils, et se tint un peu plus droite.

Elle n’était décidemment pas faite pour tenir tête à plus fort qu’elle.

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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Mar 27 Avr 2010 - 20:17

Et voila, on dit jamais deux sans trois? Ces une expression que je pouvais confirmer maintenant. Me revoici en train d'essuyer une troisième salve de paroles qui sont pareil à des balles perforante pour mon doux rêve de tranquillité. C'en était fini de se petit vallon où coule une rivière... ah non, je vais un peu loin là... Cette jeune fille, qui s'appelait apparemment Capryce Canterburry, était enchantée de m'avoir rencontré... et bien, c'était nouveau pour moi. Ceux qui s'étaient retrouvés dans le même cas avaient soit perdu patience, soit arrêté de parler et fait comme si je n'étais pas là.

Bon, je dois bien avouer qu'elle m'a surprit cette gamine, enfin... au début. Jusqu'au moment où j'eus la sensation qu'en fait, c'était du bluff. Peut être que c'était mon imagination, peut être pas, en tout cas, je décidais de ne pas chercher à savoir si j'avais raison. Peu importe après tout. Tout d'un coup, je sentit une vague d'inspiration me submerger, pour la première fois, cela ne m'embêtais pas de parler plus que de coutume.


-Je vais aussi être franc avec toi, sur plusieurs points d'ailleurs. Déjà, tu n'as pas à t'excuser, ce qui est fait est fait, point, si tu n'avais pas réagit comme ça, je ne me serai pas donné la peine de te répondre. Ensuite, ce n'est pas que le monde m'indiffère... mais quand même un peu, ce que peuvent penser les gens, je m'en moque au plus haut point. C'est pour ça que je peux te dire sans état d'âme que je ne suis pas enchanté de te rencontrer. Point suivant, tu peux arrêter le vouvoiement, même si je suis beaucoup plus âgé que toi je ne suis pas assez vieux pour ce genre de choses.

Je stoppais ma réplique pour pour reprendre mon souffle, même si je n'avais pas dit tout ça d'une traite, parler autant quand on est pas habitué et bien... ça fait bizarre! Bon, je venais de dire approximativement la moitié de ce que je voulais dire. Je plantait mes talons dans le sol, ouvrit mon œil gauche, celui qui était aveugle, pour la première fois depuis que Capryce était là. C'était toujours impressionnant de constater la réaction d'un corps lorsqu'il avait l'habitude de faire quelque chose: mon œil mutilé s'était fermé de lui même dès que j'avais sentit la présence de la jeune fille, et, sans m'en rendre compte, je n'avais pas ouvert la paupière depuis tout ce temps. Fixant de mes deux yeux la jeune fille, je continuai mon discours:

-C'est rare de m'entendre parler autant... mais tant que j'y suis, je vais terminer de dire ce que j'ai à dire. Je n'ai rien contre toi, donc si tu as ressentit de l'animosité... je m'en excuse. Ensuite, je crois en ce que j'ai dis: je suis comme je suis, puisque la nature même de se que je suis me pousse à m'éloigner du reste du monde, donc pour ce qui est de s'entendre avec quelqu'un, je ne peux ni ne veux cela. Pour tout te dire, rien ne me fais plus horreur que de me lier avec quelqu'un, c'est une des choses qui me semble le plus dénué d'intérêts. Si cela ne tenait que de moi, je serais déjà partit trouver un endroit où personne ne me croisera, seulement voila, je suis ici malgré moi et peut importe ce que je peux faire, cela ne changera pas. Je n'ai donc ni l'envie, ni le cœur à ce genre de chose. Tient, parlons en de ce "cœur", tu as dit que j'étais quelqu'un de bien... c'est à mon tour de te demander si tu crois en tes paroles, comment peux tu en être certaine?

Je n'arrivais pas à croire que je pouvais jouer le rôle d'un moulin à parole, c'était nouveau. Mais pris dans mon débat, je ne m'en préoccupais pas pour l'instant, j'avais croisé les bras en attendant une réponse, ou, à défaut, une réaction...
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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Mar 27 Avr 2010 - 22:52

L’adolescente l’écouta parler, avec politesse, calme, patiente. En vérité, elle buvait la moindre de ses paroles. Le ton semblait changé, plus calme, plus posé, et Capryce dans un infini respect, posa ses yeux dans les siens. Elle-même reprenait des couleurs. La peur s’envolait. Et puis, le garçon ouvrit son œil, précédemment fermé, et zébré d’une cicatrice bien dessinée. Elle n’avait pas vraiment attiré l’attention de la jeune fille, enfin, comment louper une blessure si visible me direz vous. Il est vrai qu’elle l’avait noté. Mais chacun ses histoires, et la jeune femme ne c’était pas vraiment interrogée sur la question. L’œil qu’il venait de dévoiler était sans couleur, et pourtant pas sans vie. Il semblait, autant que son iris bleutée la fixer avec intensité et détermination. Elle ne cilla pas, cela ne l’effrayait pas le moindre du monde.

« - Plus de 'vous' ? J’essaierai, je ne te promets rien cependant. Mon cœur ? Je l’écoute énormément, et pour être franche, j’ai moyennement le choix, mais je ne suis pas là pour parler de moi. Vous semblez quelqu’un de bien, comment je peux l’affirmer ? Je ne peux pas. Tout doit partir de là. Ce n’est pas non plus une supposition en l’air, comprends le bien. Tu es respectable, je le sens, ça ne s’explique pas. Si tu ne veux pas t’engager dans une amitié quelconque avec n’importe qui, je peux comprendre, et encore une fois, sache que je respecte ton point de vue, et que, même si je ne le partage pas, je ne le contredis pas. »

Elle fit une petite pause, pour respirer un peu. Elle était dans un sens, plutôt flattée du fait que le jeune homme parle autant, puisqu’il n’avait pas l’habitude de le faire, d’après ses dires. Ce n’était pas vraiment le fait qu’il lui parle à elle. Disons que ce n’était pas le côté humain, mais plutôt, elle était fière d’avoir une conversation assez intéressante aux yeux du jeune homme, au point d’en parler autant. Elle cacha un sourire. Avec calme elle se leva, très doucement, elle attrapa sa chaise, la souleva avec difficulté, puis la traîna devant celle d’Yggdrasil, à distance raisonnable cependant. Ensuite, elle s’assit avec légèreté, et croisa ses jambes. Elle s’éclaircit la gorge. Elle avait loin d’avoir finit.

« - Je ne te connais pas, je sais, cela peut te paraître fou que je me permette ainsi de juger si vite. Si cela peut être considéré comme jugement. Mais je pense que oui. En bref, vous ne me semblez pas foncièrement méchant. Peut être est ce l’image que vous souhaitez donner, pardon, que tu souhaites donner, mais, désolée, je n’ai pas pour habitude de me fier aux apparences. Je, je, je préfère me fier à mon instinct. Alors peu importe qui tu souhaite être, moi ce que je veux voir, c’est qui tu es vraiment. »

Elle se sentait petite, petite, petite. Et bien prétentieuse d’en dire autant. Face à Yggdrasil, elle se considérait presque insignifiante. Il en imposait, ça c’était sûr. Encore une foi, elle se força à ne pas ciller, ne pas abandonner. Elle ne devrait pas avoir peur. Capryce le sentait, qu’il ne lui ferait pas de mal. Elle pouvait aller sans crainte, néanmoins, un certain respect lui empêchait de poursuivre la prétention et l’insolence que lui inspirait le garçon aux premiers abords. Elle soupira.

« - Excuses moi, sincèrement, je me demande bien qui je suis pour te parler ainsi. Tu ne m’a pas l’air d’être une personne à cacher sa véritable personnalité. Tu es sûrement franc. Tu dois l’être plus que la majorité des gens que j’ai put rencontrer dans ma vie, ou bien de ceux qui se vantent de l’être. Ecoute, je ne veux en aucun cas être un poids pour toi, et en aucun cas je ne veux t’obliger à supporter la présence de quelqu’un qui peut t’être antipathique. Je n’ai pas envie de te proposer mon départ, parce que je peux deviner que tu n’hésiteras même pas à m’encourager pour entreprendre cette décision. Et je ne partirai pas, parce que, quoi que tu en penses, et quoi tu croies, discuter avec toi ne m’ait pas désagréable, et plus encore, cela me plait et m’amuse. »

Elle releva encore un peu les yeux. Elle ne donnait plus aucun artifice, elle ne voulait plus se donner un air contrefait et faux. Faible, peut être, fragile, peut être, mais naturelle. Elle tourna la tête, en faisant une petite pause, pour le laisser réfléchir à tout ça. Elle-même hésitait à partir en courant, de honte et de gêne, pour avoir parler autant. Avec discrétion, elle remit une petite mèche qui tombait avec nonchalance sur ses yeux derrière son oreille, puis, son regard remonta tout doucement, jusqu’à, une fois encore, croiser celui du jeune homme. Elle le regardait avec humilité et crainte, puis, sans vraiment réfléchir aux conséquences, ses lèvres se mirent à bouger.


« -Alors oui, Yggdrasil, même si tu sembles totalement indifférent aux autres, je te pris d'accepter mon amitié, pour ces deux heures au moins. »
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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Ven 30 Avr 2010 - 21:35

Soupir... Capryce n'avais pas l'air de vouloir me laisser tranquille. Son comportement semblait osciller entre la jeune fille polie et la rebelle, un peu comme si elle ressemblait à Raito et Rindo. Elle avait peut être conscience que je n'aurais aucun scrupule à stopper la conversation si elle m'ennuyait trop. Elle n'avait pas envie de faire sa colle, ça ce voyait, elle préférait discuter avec moi. Ça me faisais drôle quand même, penser qu'une personne comme cette gamine réussirait à me faire parler c'était déroutant. A ma mémoire, ça n'était arrivé qu'avec une seule autre personne, mais celle ci faisait partie de ma famille donc ça ne comptait pas vraiment.

-Ce n'est pas une image, tout le monde est comme ça au fond de lui. Je suis moi, un point c'est tout.

Je pensais intensément chaque mot que je disais, si cette fille pensait le contraire, c'était elle que ça regardait. Après tout, chacun à le droit de se faire ses propres illusions. Je connaissais les vérités enfouies au fond de chaque humain, tous n'était bon qu'en surface, histoire de satisfaire leur égo, mais au fond, ils étaient tous égoïstes. Je refusais de me lier aux autres car je savais que cet égoïsme refaisait inéluctablement surface un jour ou l'autre.

-Je ne crois pas à ton cœur. Comme le disait une personne que je connaissait il y a longtemps: "Où donc est il, ce fameux cœur? Si je te perçais la poitrine, le trouverais je? Et si je t'ouvrai le crâne?".

D'un geste théâtrale, il avait placé sa main devant lui et avait désigné successivement les deux endroits visés sur Capryce.

-Enfin, c'est une approche un peu barbare mais ça a le mérite d'être direct, je ne crois pas en des choses comme le cœur, ça n'existe pour leurrer l'esprit des hommes.

J'abaissai enfin ma main et, luttant contre une irrépressible envie de m'isoler, je serrai mon poing. Comme ça elle trouvait que j'étais divertissant? Sans savoir pourquoi, je trouvais cette remarque très offensante! Enfin, peut être ne l'était ce pas pour le commun des mortel mais pour moi...
En essayant de maitriser ma voix un maximum pour paraitre le moins énervé possible, je lui répondis d'une voix un peu ironique:


-Tu me trouves donc amusant? Moi je ne trouve pas cette situation amusante du tout et je te rappelle que tu as un travail à faire!

Sur la fin, j'avais haussé la voix sans m'en rendre compte, c'est fou comme ce corps est difficilement contrôlable, moi qui pensait avoir un certain contrôle de mes émotions... Sans reprendre mon souffle je lui tourna le dos et me déplaça vers la fenêtre sans rien dire. Un silence chargé de tension commença à s'installer...
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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Sam 1 Mai 2010 - 20:54

« -Le cœur ? Mais enfin Yggdrasil, c’est ce qui bat dans ta poitrine, c’est ce que tu renie visiblement lorsqu’il s’emballe. Anatomiquement, il est faux de dire que c’est bien lui qui dicte tes pas, comme le conseillent habituellement les dictons. Mais Yggdrasil, est ce vraiment sur le muscle qui nourri ton corps en sang dont tu doutes de l’existence, ou bien les sentiments qu’il est sensé véhiculer en toi ? N’aurais tu pas, simplement, peur de ce qu’on penserait de toi, si tu avais un jour le malheur de montrer un moindre signe de faiblesse ? D’empathie ? De pitié ? D’amour ? Est-ce que, une seule fois dans ta vie, tu montreras quelque chose d’autre que la haine et le dédain ? As-tu renoncé à ressentir la moindre chose pour je ne sais quelles raisons? Saches qu’en aucun cas, tu ne seras blâmé. Je ne sais rien de toi, je ne sais pas comment les gens te voient, mieux encore ! Yggdrasil, je ne sais même pas qui tu es. Yggdrasil Myrdrinn, oserez un jour être honnête envers vous-même et votre entourage, en acceptant de vivre et ressentir comme chacun ? »

Elle avait utilisé le vouvoiement et en était consciente. Pour lui montrer le respect qu’il lui inspirait, pour se faire pardonner, aussi, de lui parler ainsi. Elle s’était levée, convaincue et vainement convaincante, les yeux rougis, la voix tremblante. Ses cheveux suivaient désespérément le mouvement de son brusque mouvement. Elle serrait les poings, assez violement, si bien que se ongles, pourtant plutôt courts pour ceux d’une adolescente, lui rentraient dans la peau. D’ailleurs, un voile s’était abattu sur ses yeux, si bien qu’elle dut s’essuyer avec rage les yeux, pour pouvoir voir proprement. Aucune larme ne tomba sur ses joues cependant. Capryce n’était pas vraiment décidée à se montrer sous un jour fragile, toujours pas. Quand on y repensait, elle était incapable de dire si oui ou non, ces larmes étaient dues à la tristesse ou bien la rage. Le dédain et la passivité de ce garçon l’exaspérait légèrement. Elle avait souffert, souffert de ne rien ressentir, souffert de ne vivre qu’à travers la vie des autres, souffert de ne jamais pouvoir être et paraître comme elle le souhaitait. Il en avait la chance et le pouvoir, il pouvait, au même titre que le reste du monde, vivre et ressentir comme il le souhaitait, mais il se sentait obliger de refouler ses ressentis, alors que Capryce, elle, n’avait jamais put ressentir quelque chose. Jamais.

Et puis le jeune homme avait prit la moue, et avait interprété ses paroles comme une offense plutôt qu’une confession. Mais la jeune fille entretenait une telle rancœur à son égard, que lorsqu’il partit au fond de la salle, elle ne broncha pas. Dans un petit haussement d’épaule de dédain, ou du moins quelque chose s’y apparentant, et repris sa chaise avec rage pour la replacer se chaise face à la table. Elle s’assit, le cœur serré, la gorge nouée. C’était comme si elle ne pouvait plus respirer. En prenant sa tête entre les mains, elle eut la surprise de voir une larme s’écraser avec tristesse sur sa feuille, en diluant du même cou le peu d’encre qui formait un mot. Etait ce elle qui était tant énervé contre le garçon au fond de la salle, ou bien simplement les sentiments dudit jeune homme à son égard ? Encore un fois, elle ne le savait, et ceci la rendit plus triste- ou bien énervée- encore. Puis, elle abattit son poing contre la table. Cependant son manque de force rendit le son du choc plutôt pitoyable.

« - Comprend mes paroles comme tu le souhaites à la fin ! Je croyais que tu n’avais que faire de l’opinion des autres ? Tu te contredis constamment et tu souhaiterais me faire porter le chapeau ? Si tu te fiches de l’image que tu donnes aux autres, je ne comprends pas quel problème cela te pose que je te trouve amusant ? Et si encore c’était le cas ! Tu es bien loin de l’être, si cela te rassure. Tu es intéressant par la complexité de ton être et de ton âme. Mais voici encore quelque chose auquel tu ne dois pas croire, n’est ce pas ? Je respecte ton avis, je te respecte plus simplement, depuis le début de cette conversation, et tu ne sembles même pas me respecter en retour, alors oui Yggdrasil, c’est peut être ta façon immature de te comporter envers moi qui me fait rire. Et voilà, c’est peut être ça aussi, qui rend la situation amusante, le fais que je me démène pour te faire entendre raison, alors que tu ne portes à peine attention à mes propos. Voilà tout ce qu’il y a d’amusant dans cette situation... »


Du revers de la main elle essuya une larme, puis se leva, elle se rapprocha même de nouveau, de lui. Encore une fois, une larme coula sur ses joues pâles. Mais ses yeux, malgré leur couleur ternes, semblaient fusiller le jeune homme. Elle le regarda, quelque seconde, avant de tourner les talons et de s’asseoir à sa place, pour croiser les bras et mettre sa tête dans la cachette qu’il occasionnait. Capryce essayait de se calmer, elle ne devait pas se montrer faible hein ? Foutaises, à présent elle s’en contre fichait. Qu’il la voit pleurer, qu’il s’en moque si cela lui chante, mais qu’il ne s’avise pas, une fois encore, d’être si hautain.

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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Sam 1 Mai 2010 - 23:12

Mon esprit semblait être en ébullition, une rage sans fin bouillonnait en moi pendant pendant que Capryce m'accablait de reproches. Jamais je n'avais été comme ça, ou, du moins, pas à ma connaissance. Malgré cette conviction je sentait comme une impression de déjà vu, oui, cette rage m'était familière sans pourtant l'être, j'étais perdu... Prenant une grande inspiration, je cherchait la source de ce sentiment qui m'accablait mais ce que je ressentis, ce n'était plus de la haine. Un calme désarmant m'envahis et, d'un coup, je me retrouvais immergé dans un océan de tranquillité qui m'éloignait peu à peu du monde réel. Je "refis surface" quelques secondes plus tard, mais j'avais changé, ou, du moins, j'étais redevenu le Yggdrasil normal, froid, distant, et qui ne s'emporte pas. Je ne pouvais expliquer ce soudain changement d'état, c'était comme quand Raito ou Rindo reprenaient le dessus sur ma conscience sauf que là... c'était bien le "moi" calme qui prenait d'assaut le "moi" actuel!

Mes yeux se rouvrirent, étonnant, je n'avais même pas remarqué que j'avais fermé les yeux, et je sentit quelque chose au niveau de mon œil aveugle: c'était comme si une pointe de glace s'était fichée dans mon iris blanchie. Posant les yeux sur la vitre de la fenêtre, j'aperçus en partie mon reflet. Le garçon qui me regardait dans les yeux avait un des ces regards qui vous glaçait les os, un peu comme si vous étiez en tête à tête avec la mort elle même, ou l'un de ses proches serviteurs. Je ne pus réprimer un léger tremblement, ma tête devait faire peur pour m'effrayer moi même. Enfin, je n'étais pas vraiment effrayé, j'étais au dessus de tout ça, sur un petit nuage: j'étais redevenu le Yggdrasil d'avant ma mort, celui que l'on nommait la tempête au cœur de givre.

Mon corps se retourna pour tomber sur un étrange spectacle: la jeune fille qui était allée jusqu'à me remettre en doute était à présent en train de pleurer. Cela ne m'émut point, j'étais de nouveau moi même. D'un geste brusque, j'abattis mon poing sur le mur le plus proche, le corps toujours tourné vers Capryce. Le mur avait reçu un bon coup, assez fort pour garder une trace de mon poing, éclater la peinture et enfoncer de quelques millimètres les briques d'en dessous, mais en contre-partie, une blessure répandait un peu de mon sang sur le sol. Je m'étais probablement cassé quelques os, mais je ne sentais rien. Avec un calme étonnant, je tendis mon membre meurtrit droit devant moi, en direction de Capryce et dis:


-Je n'ai plus de cœur, le mien s'est arrêté de battre il y a quelques trentaines d'années. Physiologiquement parlant, mon cœur ne me sert plus à rien, mon sang n'est plus rien et même la douleur m'évite. "Il" ne s'emballe pas, "il" ne me guide pas -je suis le seul à choisir ma ligne de conduite-, tous les sentiment humains ne sont rien pour moi. Tu parles de faiblesse, d'empathie, de pitié et d'amour? Crois tu que tout cela intéresse quelqu'un qui est déjà mort? Je ne ressens rien de ce que vous appelez les sentiments, et quand bien même je pourrai encore en ressentir maintenant, je ne peux pas puisque les émotions humaines m'ont fuis dès ma naissance. Je ne suis pas comme chacun, mon existence même est née de la folie des hommes et de leurs rêves de pouvoir. Personne ne peut se vanter d'avoir déjà observé la folie d'un homme à son apothéose, un spectateur serait devenu fou lui aussi si il avais été humain. Je suis honnête avec moi même: j'assume tout ce que j'ai fais, tout ce que j'ai vu... ma vie n'a été qu'une succession de morts.

J'avais débité tout cela d'un ton très calme, presque détaché, un peu comme si je demandais la météo du jours, ou un truc comme ça... tout mon corps irradiait de tranquillité ou, à défaut, de nonchalance.

-Lorsque je t'ai reproché de me trouver amusant, je pense que tu as mal compris: ce n'était pas pour moi que cela posait un problème: trouver amusant une personne qui a ôté la vie à tellement d'innocents, je te trouve bien sur de toi pour te moquer ainsi de ces vies qui ont disparues. Je pensais pouvoir t'arrêter avant que tu ne franchises le point de non retour mais je constate que c'est trop tard maintenant. Allons donc, discutons si c'est ce que tu veux, après, on verra bien si tu ressortiras indemne de tes heures de colle. Je ne parle pas de te faire du mal physiquement bien sur, mais je tient à te prévenir: la dernière personne à avoir voulu me parler comme tu le fais est devenue folle et s'est suicidée peu après...

Là dessus, je pris ma chais et la plaça devant la jeune fille, de l'autre côté de sa table. Après m'être assis, je croisais mes doigts et fixa intensément la jeune imprudente. Froid comme de l'acier. En se moment même, mon esprit était aussi froid que l'acier de l'épée de damoclès qui se balançait au dessus de la raison de la jeune fille. Et mon petit sourire, aussi ironique que glacial ne faisait pas arranger les choses.
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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Dim 2 Mai 2010 - 17:27

Lorsque le poing de Yggdrasil frappa le mur. Elle sursauta, et cria même légèrement. Tremblante, presque, elle releva la tête. Le garçon lui présentait sa main ensanglantée, pour la prendre à témoin, qu’il ne ressentait plus rien, que cela soit physique ou psychique. Elle frissonna. Comment faire autrement ? Son regard avait changé. Elle n’y voyait plus la leur qu’elle pouvait y apercevoir. Ce qui le rendait humain, ce qui lui avait permis de lui parler jusqu’à présent sans craintes. Ses yeux s’écarquillèrent. Elle ne ressentait rien. Pas de douleur, rien. Habituellement, elle pouvait partager les souffrances, mêmes physiques. Là, elle ne sentait rien, rien, du tout. Elle pâlit, dans la mesure du possible. Ses yeux étaient fixés sur les lèvres d’Yygdrasil, au fur et mesure qu’il parlait, qu’il racontait son histoire, que ces souvenirs faisaient surface.

Mort ? Comment diable cela pouvait il être possible ? Elle essayait de rester impassible, mais ce n’était pas facile. La jeune fille ressentait en elle-même le regard du garçon sur elle, son énervement, sa froideur, et encore, elle n’arrivait pas à déterminer tout ce qu’il pouvait ressentir à son égard. En tous les cas, elle sentait que ce n’était qu’uniquement péjoratif, et cela n’avait pas pour don de la rassurée. Il s’assit face à elle, calme, posé. Par gentillesse ou par mépris, il la prévenue des probables séquelles que cette discussion pourrait lui laisser. Elle frémie. Pendant quelques instants, elle regarda le sang couler sur son bras, alors qu’au même moment, elle séchait progressivement ses larmes. Que penser des hommes qui vous promettent au suicide ? Capryce ferma les yeux comme une enfant, qui voudrait simplement faire disparaître un mauvais rêve. Elle les rouvrit, Yggdrasil était toujours assis face à elle, impassible. Ce n’était pas un cauchemar, ce n’était pas un cauchemar...

« Je ne te donnerais pas raison. Non Yggdrasil, non. Qui que tu sois, quoi que tu ais fait, je ne peux me permettre de juger quelqu’un sur son passé. L’important n’est il pas le présent ? Tu as ôté des vies dis tu ? Il est vrai que tu n’as pas l’air de t’en repentir. Cela est sûrement ainsi que tu penses, que tu réfléchis. Ta philosophie, jamais au grand jamais je ne te demanderais de l’abandonner. Non, je n’en ai pas le pouvoir et je ne pense même pas en avoir la force. Ne me dis pas que tu ne ressens rien en pensant à tes crimes ? N’as-tu pas le moindres remords ? Revois-tu quelques fois les visages de tes victimes ? Même si il est difficile pour moi d’admettre que tu es dénué de tous sentiments, je peux comprendre. Tu sais pourquoi ? Je vais être franche. Ton regard, il a changé, il n’est plus le même. Pas une fois tu as cillé en parlant de tes crimes. Yggdrasil, pendant cette fraction de seconde, tu as changé. Je ne sais pas en quoi, mieux encore, je ne sais pas pourquoi, mais sache que je l’ai remarqué. »

Qu’avait il vécu, pour ne jamais rien ressentir ? Finalement, étaient ils tant différents, ces deux adolescents coincés dans une salle de classe pour encore une bonne heure ? Capryce était totalement perdue. Ne valait il mieux pas pour elle de partir en courant et de ne plus jamais croisé ce garçon de sa vie, sous peine de mort ? Dans sa tête tout se mélangeait. On l’abandonnait depuis sa naissance, et on devait bien le rejeter. Devait-elle, elle aussi, reproduire le schéma de la société, et le laisser seul et las dans cette salle, seul avec ses problèmes, seul avec son cœur glacé, seul avec lui-même ? Non, non, non, elle ne pouvait pas faire ça. Jamais elle n’abandonnerait, jamais. Même si le garçon préférait la solitude, au diable, elle n’allait pas partir. Alors elle se releva, tout doucement, puis étendit les bras, très lentement.

« Le point de non retour dis tu ? Je l’aurais franchi ? Sache tout d’abord que je ne compte pas partir, si c’était la réaction que tu attendais de moi. Mais tu vas encore me dire que tu n’attendais strictement rien, n’est ce pas ? Bref. Rester ici me promettrai à un suicide certain. Parler avec toi me promettrai à abréger ma vie, c’est bien cela ? Alors vas y Yggdrasil, abrège là, ma vie. Tu dis ne rien ressentir, alors voilà, épargne moi la folie Yggdrasil, épargne moi la corvée de mettre fin à mes jours. Puisque te parler reviendrai à la mort, sache que j’ai personnellement déjà fait mon choix. Je n’abandonnerai pas. Je n’abandonnerai plus. Fuir ne résume à rien. Alors voilà Yggdrasil, ma vie est simplement entre tes mains. »

Bien sur que non, Capryce n’avait pas envie de mourir. Pas ce soir en tout cas. Mettre au défis Yggdrasil était un véritable challenge pour elle aussi. Les bras toujours écartés, elle ne cillait pas, elle regardait le garçon face à elle. Une larme coula sur sa joue, très lentement, avant de s’écraser sur le sol. Pour ne rien vous cachez, l’adolescente était complètement terrifiée. Que dire de plus ? Elle confiait sa vie à un homme sanguinaire et violent, sans aucun état d’âme. Et bien soit. Elle tremblait visiblement. Ses yeux papillonnaient, sa lèvre tremblait, une autre larme roula sur sa pommette. Que cela l’attendrisse, elle n’y croyait pas une seule petite seconde. Que cela lui fasse entendre raison, elle n’y croyait pas non plus. Mais ce n’était ni plus ni moins qu’un défi. Ensuite, qui sait comment Yggdrasil allait le comprendre ? Qui vivra verra *

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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Dim 2 Mai 2010 - 18:58

Les vaines tentatives de discussion de Capryce firent naitre sur mon visage un sourire carnassier, alors comme ça, elle me mettait au défi? Ce n'était vraiment pas l'envie qui m'en manquait, mais j'avais d'autres projets pour elle, quelque chose de plus exaltant. Tout en plaçant nonchalamment mon bras derrière mon dos, j'étais en train de commenter sa réaction:

-En voila une gamine courageuse... non, téméraire plutôt...

Puis mon pouvoir s'activa. Arrêtant le temps, je me levais de ma chaise tout en empoignant la dague dissimulée entre mon dos et ma chemise et fonçais vers ma cible. Je la renversais, me plaçais sur son ventre et emprisonna ses deux poignets au dessus de sa tête avec une poigne d'acier. Le temps repris son cour... De ma main de libre, je pressais mon arme sous sa gorge assez fort pour faire apparaitre un mince filet pourpre sur sa peau blanche.

-Voyons donc cette détermination que tu veux m'opposer...

Je retirais le fil de ma lame où le liquide rouge avait coulé pour venir lécher un peu de sang sur sa peau, j'adorais autant le goût de son sang que l'idée de frayeur que j'étais en train de lui inspirer. Mon visage juste au dessus, et à quelques centimètres, du siens, je pouvais voir en détail les larmes qui avaient coulé de ses yeux d'ébène et bien plus encore: j'y vis mon reflet, mon œil aveugle brillait faiblement en laissant apercevoir une petite croix pourpre au niveau de l'iris quasi invisible. Sans lui laisser le temps de réagir, je lui raccourcis de deux ou trois centimètres l'une de ses mèches sombres avec mon couteau et tint fermement les cheveux fraichement coupés dans la main tenant déjà la dague. Me rapprochant de son visage, je lui murmura à l'oreille:

-Du calme, je ne vais pas te tuer, des personnes comme toi méritent mieux qu'une fin rapide et anonyme comme tu devais t'attendre à recevoir. Je vais plutôt te laisser en vie, pour l'instant, et me délecter de tes frémissements et de tes actes lorsque tu me rencontreras d'autres fois. Car, ne te fais pas d'illusions, je ne vais pas te laisser retourner dans ta vie plus ou moins paisible maintenant que tu m'as incité à prendre ta vie. J'attendrai que tu prennes pleinement goût à la vie, que tu deviennes une femme mature qui saura faire la différence entre faire quelque chose pour se condamner et ne rien tenter pour rester en vie. Alors à ce moment là seulement, je déciderai de ce que je ferais de toi.

J'agitais alors les quelques mèches coupées de Capryce devant les yeux de son propriétaire.

-Je vais garder ça pour l'instant. Lorsque le moment sera venu, je ferais en sorte que tu trouves cette petite chose pour que tu te souviennes de cet instant et que tu te prépares à entendre ma réponse...

Je la libérais sur ces derniers mots et me relevais tout en la faisant se lever elle aussi. J'étais ensuite allé chercher un pansement et de quoi désinfecter. Après avoir tout trouvé, je me dirigeais vers Capryce, m'accroupis et commença à soigner la petite plaie qui saignait sur le cou de la jeune fille.

-Il faut faire attention, dis je avec un sourire ironique, je ne voudrais pas que cette blessure s'infecte et te rende mal, cela risquerait de me fendre le cœur.

Après avoir fini les premiers soins, je me dirigea vers ma chaise, qui avait basculé lorsque je m'étais levé, et m'assis en croisant les bras.

-Bon, on continue la discussion?
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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Mar 4 Mai 2010 - 17:16

Que dire des dernières minutes? Un enchaînement de secondes incontrôlées et incontrôlables. Le seul maître des évènements était Yggdrasil. Elle l’avait cherché, la jeune Capryce, et lui avait prit son défis à la lettre. Allongée et immobilisée de la seconde à l’autre, sans même s’en rendre compte, il l’avait mutilé de telle sorte qu’elle allait probablement en garder une marque pendant quelques temps. Et elle, pétrifiée de peur, ne s’était pas débattue, n’avait à peine crié. Elle était concrètement persuadée de ne jamais en revenir. Alors qu’à terre, elle ne faisait que fixer les pupilles du jeune homme, elle fut tristement étonnée de n’apercevoir que la lueur de la haine et la violence. Intimement persuadée d’avoir signée de son propre sang un suicide assisté, elle ne pensait jamais se relever de cette bataille perdue d’avance. Elle qui préférait se battre avec des mots, sa bouche et ses cordes vocales, tout aussi paralysées qu’elle, ne voulait créer un son ni une parole qui aurait put lui sauver la vie. Rien que la peur, que la terreur, que l’horreur, et puis, rien que l’espoir.

Comme l’aurait voulut la légende, Capryce s’attendait, dans le meilleur des cas, à voir sa vie doucement défiler devant ses yeux, sur une bande son veillotte d’un morceau de violon mélancolique. Mais elle n’avait rien vu, rien à regretter, personne sur qui pleurer. Elle ne faisait que fixer les iris vaironnes du garçon, sentant sur son cou son souffle et sa langue, alors qu’Yggdrasil léchait, avec une visible délections, le sang coulant sur sa peau. Elle ne tiqua même pas. Dans de petits tremblements, elle écoutait ses paroles comme une sentence de mort, alors qu’elles ne faisaient, qu’en fait, lui expliquer pourquoi, cette fois ci, elle garderait la vie sauve. La jeune fille ferma les yeux, apeurée, lorsque la lame brillante du couteau qui menaçait sa gorge depuis quelques secondes s’approcha de son visage pour prélever une mèche de cheveux. Le garçon par ailleurs les lui présenta pour lui expliquer que sa mort serait remise à plus tard, conséquence de son audace. Elle aurait voulut crier, se défendre. Mais rien à faire, elle restait de marbre.

Après l’avoir libéré de sa mortelle étreinte, Yggdrasil l’avait plus ou moins aidé à s’asseoir, avant de désinfecter sa plaie avec minutie. Comme une ironie de la vie, ce garçon se dévoilait sous un jour menaçant et dangereux. Comme une amitié empoisonnée, Capryce allait devoir supporter son regard et sa présence, comme une promesse d’une mort certaine et une vie faite de crainte et d’appréhension. Puis le jeune homme s’assit, face à elle, impartial, peut être satisfait du sentiment horrible que l’adolescente ressentait au fond de sa gorge, au fond de son être. Proposant de continuer la discussion, il ne cessait de la fixer. Quant à elle, les yeux dans le vague, elle essayait de se remettre dans son état normal. Elle le craignait à présent, c’était plus que certain. Et d’ailleurs, il devait pertinemment s’en douter. Mais voilà, son audace et sa repartie lui avait au préalable sauvé la vie. Durant une petite fraction de seconde, elle décida de ne jamais changer.

Dans un geste timide, elle attrapa la bouteille de désinfectant présentée sur la table. Le nécessaire à soigner se trouvait devant elle. Les mouvements de Capryce étaient lents et calculés, etc’est en titubant qu’elle se dirigea jusqu’à Yggdrasil.

« Permettras tu tout de même que je soigne à mon tour tes blessures ? sans attendre de réponse elle nettoya les quelques plaies sur sa main qui avait frappé le mur quelques minutes auparavant Je t’avoue ne pas savoir quoi te dire. Peut être quelques excuses de mon audace et ma détermination peu appréciée. Cependant, je dois avouer ne pas vouloir m’écraser et vivre le restant de mes jours comptés par vous-même terrer dans une peur sans nom, à attendre ton jugement dernier. Je t’ai offert ma vie, ce n’était pas la chose la plus intelligente à faire, mais je l’ai néanmoins fais. J’ai pour habitude de ne pas –essayer tout du moins- vivre dans le remord. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, et même si l’idée de mourir un jour de ta main ne m’enchante gère, j’accepterai cette fatalité comme un simple retour des choses. »

Maladroitement elle enveloppa sa main de bandage, ayant prit soin de nettoyer ses blessures. Elle savait pourtant pertinemment qu’il ne ressentait rien, mais là était un geste complètement inutile, pour le remercier, peut être, de l’avoir épargné cette fois ci. Son cœur ne battait plus aussi vite, elle s’était presque faite à l’idée d’être la proie constante du garçon. Mais comme elle l’avait au préalable mentionné, elle ne pouvait en vouloir qu’à soi même. Elle ne cillait presque plus. Tout ça était finalement sa faute.


« Sache que par ailleurs, je ne pense pas un jour réellement changer. Mon immaturité me permet de voir le monde plus joliment. Mon audace permet de me défendre, à défaut de ne pas être physiquement adaptée pour combattre. Alors si c’est de cela que je dois me faire pardonner, j’ai bien peur de ne pas en être capable. Je tenterai s’il le faut, d’être plus respectueuse envers toi, même si il me semblait l’être suffisamment. Mais comme tu le sais, on est comme on est, point barre. »

Elle releva un peu les yeux. Le paraphraser ne résoudra évidemment à rien. Pourtant, elle appréciait toujours autant, dans la mesure du raisonnable, lui proposer ses propres thèses sous les yeux. Elle resta tout de même très humble et n’osa pas vraiment affronter son regard. D’ailleurs, elle ne put s’empêcher de sourire, de cacher un sourire nerveux pour être franche. Elle était terriblement têtue, et de plus, elle jouait avec les nerfs d’Yggdrasil. Mais elle ne s’en rendait pas bien compte. Peut être pour créer une barrière ? Se dire que finalement, si c’était sa façon de lui répondre qui lui avait sauver la vie la première fois, ça retarderait peut être un fatal utlimatum.

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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Mer 5 Mai 2010 - 17:49

Alors comme ça elle acceptait son destin? C'est fort courageux, j'avais raison de penser qu'elle n'était pas comme mes autres cibles, ses réactions étaient différentes. Ça me donnais presque envie de jouer avec elle, mais bien sur, ce ne serait pas un jeu qu'elle apprécierait...

Mon petit sourire s'estompa peu à peu jusqu'à devenir un simple trait droit qui rendait mon expression indéchiffrable, cette fille me rabâchait encore une fois ses fausses convictions innocentes. Ce genre de chose m'indisposait au plus haut point, c'est simple, tout son charabia me donnait des envies de meurtre avec une petite cuillère. Je n'écoutais pas la moitié de se qu'elle disait et le reste ne m'importait peu. Alors qu'elle était en train de soigner ma main -allez savoir pourquoi, c'est les deux autres gugus à l'intérieur de moi qui dégusteront quand j'aurais libéré la place-, je posais les yeux sur son corps: ses mouvement étaient raides et crispés, il y avait une certaine tension dans l'air -allez aussi savoir pourquoi, on est en train de papoter tranquillement non?- et un sourire un peu tendu tenta, chose quasi impossible, de cacher sa peur. C'était peine perdue: même un aveugle aurait pu remarquer que quelque chose clochait.


-Retournes donc à ta place, on a pas fini de discuter, à moins que tu n'éprouves une irrésistible envie de rester auprès de moi, je ne te force pas mais ça casserait un peu l'ambiance, fis je avec un rien d'ironie.

Je fermais les yeux et inspirais doucement, comme quelqu'un qui se préparerai à faire quelque chose de physique. La tête légèrement penchée vers l'arrière, j'étais en train de chercher la position la plus confortable pour continuer à parler. Avec un léger sourire digne d'un gars qui serait tranquillement installé sur une botte de foin avec le soleil lui caressant la peau je lui dit:

-Puisque je n'ai pas envie de voir tout de suite une trace de folie sur ton petit minois, je vais y aller soft. Nous voila donc quarante ans en arrière, à peu près. Un gamin avait donc dans les dix ans. Normalement, il devrait aller en cours, non? Eh bah... il allait en cours. Sauf qu'il n'étudiait pas de maths, ni de langues vivantes, pas d'histoire, pas de géo... un peu de svt quand même, de la chimie aussi, enfin, des trucs du genre "Quelles sont les plantes pouvant faire dormir un adulte quelques heures ou qui pourrait tuer un nouveau né avec la même dose?"... Ah, il faut que je fasse atention, j'allais dire des trucs un peu rudes... enfin, hum... je disais quoi déjà?



[Hrp: super court °° je me rattraperais sur le prochain ^^" ]
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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Sam 8 Mai 2010 - 22:31

Capryce fit la moue. L’envie de rester auprès de lui était totalement inexistante. En vérité, elle avait voulut simplement soigner sa main, en aucun cas ce n’était tentative d’approche quelconque. Elle leva les yeux au ciel, agacée. Etait ce une simple remarque ironique ? Probablement. Après tout, elle ne voulait vraiment pas l’approcher par n’importe quel moyen. En vérité, elle voulait plutôt s’en éloigner, mais, en même temps, la jeune fille se sentait attirée par le garçon et son histoire, sa façon d’être et ses mystères. Rien de lié à de quelconque sentiments, simplement, c’était comme si, par son originalité et sa personnalité, il incitait Capryce à mieux le connaître. Cela peut paraître fou, puisque Yggdrasil était hostile envers elle depuis le début de leur rencontre. Cependant, elle se sentait étrangement concernée par sa personnalité légèrement torturé. Elle ne dit pourtant rien, probablement vexée mais néanmoins pas mécontente de s’écarter un peu.

Elle retourna s’asseoir, n’essayant de ne jamais quitter le garçon des yeux. Méfiance, méfiance à partir d’aujourd’hui. A présent assise, elle posa son menton sur ses paumes jointes, appuyés sur ses coudes. Ainsi installée, elle écouta son histoire, le début tout du moins. Ce n’était pas particulièrement affreux. Enfin, sa façon d’énoncer les faits étaient tels que Capryce en fut presque dégoûtée. Bien qu’elle chercha pendant longtemps des excuses à Yggdrasil, elle grimaça faiblement à l’énonciation de son enfance. Comment faire autrement ? C’était un véritable cauchemar. Dès son plus jeune âge, il semblait prédestiné à être cruel, mauvais et de plus, on l’avait conditionné à devenir une véritable machine à tuer, sans sentiments, sans pitié. Alors que devait-elle penser finalement ? Qui étaient ses gens qui avaient fait d’un petit garçon un monstre ? Si encore il méritait d’être défini de la sorte. Alors que le jeune homme racontait tout doucement sa vie, dans un calme olympien qui devait faire sa renommée, ne butant sur aucun mot qui auraient put être choquant, la jeune fille, elle, se posait d’innombrables questions, trop gênée pour les poser, trop polie pour interrompre son discours.
« - Ou tu en étais ? A ton enfance tragique, enfin, telle que je la vois. Mais c’est sûrement cela qui t’as fait devenir, par chance, ou bien par malchance, ce que tu es. Je ne sais pas à qui tu le dois, cet entraînement, cette vie finalement. Je n’ose même pas te le demander. Je ne suis même pas vraiment sûre de vouloir le savoir. La seule chose qui me tourmente, c’est que j’aimerai savoir si oui ou non, tu te sers de ton enfance comme excuse ? Je t’ai demandé de me parler, je ne peux donc pas te reprocher de me raconter ton histoire aux apparences cauchemardesque. Est-ce que, de ce fait, je dois t’excuser ton comportement et tes menaces ? Si tu savais, je ne sais plus quoi croire. C’est donc ça, la folie que tu promets à tes proches ? »
Capryce baissa les yeux. Et puis, si finalement, ce n’était pas une si bonne idée, de rester proche de ce garçon, émotionnellement parlant j’entends, et l’écouter parler folie et suicide comme s’il parlait du beau temps ? Assise sur sa petite chaise, elle se sentait totalement insignifiante dans cette pièce. Seule avec Yggdrasil, qui imposait un charisme plutôt malsain, elle se sentait écrasée par un poids imaginaire, par une pression invisible, un compte à rebours fatal inscrit sur son front, avec ses larmes et son sang, et le sourire du jeune homme, effrayant certes, mais pourtant qui s’inscrit dans les tréfonds de votre mémoire, pour vous terrifier à chaque fois que vous fermez les paupières. Dans celles de Capryce, déjà était imprimé le visage d’Yggdrasil et sa promesse, meurtre ou bien suicide assisté. Elle releva cependant les yeux.

« - Dis moi Yggdrasil, loin de moi l’idée de te couper dans ton histoire, aussi émouvante soit elle. Mais voilà, je voulais te confier quelque chose. Je n’ai pas peur de toi, je n’ai plus peur de toi. Cela serait plus juste en effet. Forcément, j’ai peur de ce que tu me promets, j’ai peur du pouvoir que je t’ai moi-même conférer. J’ai aussi peur de ton histoire, de la fin de ta vie morbide. Mais je n’ai plus peur de toi. Alors oui, même si j’essaie de paraître forte, j’essaie de ne pas tenir compte de ton enfance, de tes méfaits, je ne peux m’empêcher de voir le visage de tes victimes pleurer, et peut être, égoïstement, voir le mien s’ajouter à ton tableau de chasse. Alors oui Yggdrasil, tu n’avais peut être pas tort quand tu me prévoyais la folie. Mais j’ose espérer, naïvement je crois, que tu me réserveras une protection partielle face à ce qui me menace, face à toi, sûrement. »

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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Dim 9 Mai 2010 - 9:27

Tient, elle commençait à regretter son choix. Je n'avais même pas exposé un dixième de la petite introduction préparée pour débuter le récit de ma vie. En plus, je vois pas de ce qu'il y a de dur dans mes paroles: certes j'ai appris comment tuer un nouveau né, mais j'ai jamais dit que j'avais mis en pratique! Bon... je vais pas vous mentir, il m'est arrivé UNE fois de faire ça. Si je me souviens bien... j'avais donné quelques milligrammes de cyanure mélangé avec du lait... euh... ouai c'est ça. Enfin, j'ai pas vraiment été méchant, l'enfant a pas souffert, il s'est endormis et le poison, qui avait une action rapide, a agit durant son sommeil. Enfin bref, si je lui dis un truc comme ça, je vais surement me faire jeter. Mais comme j'en ai rien à faire des autres...

Finalement, discuter dans ma position c'était pas vraiment le bon choix. Je m'assis comme il faut et écouta avec un minimum de sérieux ce que disait Capryce. Et blablabla et blablabla, je retint un petit bâillement de justesse, j'avais sommeil moi!

-Peur? Heureusement que tu n'as pas peur de moi, -fis je d'un ton tout ce qu'il y a de plus sérieux- sinon, je n'ose appréhender ta réaction quand je t'aurai révélé que je ne suis pas le seul et que 93 autre enfants on suivit les mêmes cours que moi il y a 40 ans. Enfin, 93... c'est vite dis, d'après ce que j'en sais, deux autres générations de 94 enfants ont été élevés depuis que la génération dont je fais partie est arrivée sur Terre. Heureusement pour vous que chaque génération est totalement indépendante de l'autre, sinon ça ferait un moment que notre réseau d'assassin couvrirait le monde.

Je me levais, rangeai ma chaise sous la table et continua, imperturbable:

-D'ailleurs, tu as de la chance, si je puis dire, d'être ma cible plutôt que celle d'un de mes "camarades". Premièrement, ça peux flatter certaines personnes, tu ne recevras pas le jugement de n'importe lequel de ces assassins mais du chef de la première génération en personne. Et puis deuxièmement...

Mon pouvoir s'activa une seconde fois, en un rien de temps, je me retrouvai derrière Capryce, les bras tenant fermement sa tête et sa nuque. Attention, pour tous les petits assassins en herbe, voici une prise dont il faut se rappeler: placez votre bras gauche contre sa gorge et plaquez la main sur le côté droit du cou de votre victime. Placez en même temps votre bras gauche sur son front et votre ma sur sa tempe gauche. Ensuite, pour une mort rapide, ramenez d'un coups vos bras vers l'extérieur et la nuque de votre cible offrira autant de résistance que du beurre mou avant de se rompre.
Par ma part, je n'avais aucunement l'intention de tuer ma cible aujourd'hui, aussi, le mouvement sec de mes bras se fit tout doucement et mes mains, au lieux d'agripper les points où elles s'accrochaient, glissaient tout doucement sur la peau de son coup et de son front.


-J'ai pour habitude de suivre une règle que peu d'assassins prennent en compte, la règle S.D.AR: subtile, doux et agonie rapide. Tu ne souffriras donc pas le moment venu.

J'avais fini ma phrase, aussi retirai-je mes mains qui s'étaient aventurés sur les épaules de la jeune fille. Je de déplaçai ensuite vers sa table et m'assis en tailleur dessus, à une trentaine de centimètres d'elle. J'affichai une expression joviale qui n'allait pas avec la tournure qu'avait prit les évennements et lui dit:

-Je ne cherche pas d'excuses, je suis né dans le but de devenir un assassin, on m'a formé pour cela et j'agis en tant que tel. Mais par contre, je vois que tu te fait une fausse image de mon métier: certains assassins déshonorent leur classe en commettant des crimes à tord et à travers, mais un assassin comme moi n'agit que pour de très bonnes raisons. Après tout, sous la menace de la mort, ne peut on pas changer une personne en quelqu'un de meilleur? Sache que les assassins comme moi voient d'un œil défavorable tout conflit entre pays, de manière générale, les guerres ne nous conviennent pas. Mais si nous avions la possibilité d'étouffer un conflit dans l'oeuf en assassinant un groupuscule de personnes? Autre situation: imaginons une mère ayant sur les bras un bébé atteint d'une maladie incurable et qui souffre le martyre. Là où un médecin ne pourra rien faire à cause de la loi, un assassin pourra mettre un terme à ses souffrance. Ne salis donc pas ma façon de vivre alors que tu ne sais rien de la vie, être assassin, c'est savoir différencier qui doit vivre et qui doit mourir.
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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Lun 10 Mai 2010 - 20:44

Que dire de plus? La société avait créé, avec Yggdrasil, plusieurs centaines d’enfants inhumains, préconçus pour tuer, plus que pour se balader dans les champs un bouquet de coquelicots dans les mains –même si je vous avoue que cette image est très légèrement clichée-. Capryce était donc tout simplement révoltée à l’idée de cautionner un geste si terrible, si affreux, si inconcevable, il fallait le dire. Mais étrangement, elle n’avait aucune envie de contredire le jeune homme. Particulièrement au moment ou ses bras entouraient sa nuque, pour peut être mimer la célèbre section des cervicales. Ses gestes étaient comme une caresse, pourtant mortelle, pourtant fatale. Sans réfléchir, en bloquant sa respiration, elle agrippa le bras du jeune homme pour y planter ses ongles. Un geste stupide, puéril, sans aucune conséquence, puisque Yggdrasil n’avait probablement à peine senti la douleur que provoquait ses griffures. Oui, ‘dans’ les bras du garçon, elle devait ressembler à un petit chaton. Impossibilité de se défendre correctement, des griffes inexpérimentées qui ne font qu’éraflée la peau dure et impénétrable du garçon.

Alors oui, elle était totalement sans défense. Et oui, c’était probablement la dernière chose qui pouvait lui remonter le moral, dans la mesure où le combat qu’elle allait devoir mener face au garçon aux cheveux blancs était clairement perdu d’avance. A défaut de n’avoir aucune force physique, elle se servirait de ses mots pour se défendre. Le stylo n’est il pas plus puissant que l’épée ? Elle continua à écouter ses mots. Sa philosophie. Sa vie. Alors finalement, c’est vrai ça, de quel droit elle pouvait le contredire ? Il avait de bons arguments, comme certains lui semblaient dénués de sens. En vérité, c’était un choix à faire, pour, contre. L’histoire de l’enfant souffrant, forcément, était tout de même d’actualité, avec les avis négatifs et positifs du suicide assisté. Qu’ajouter ? Lui avait fait son choix. Il servait les défendeurs de la cause qui lui semblait juste, il servait l’ange de la mort, il servait de libérateur de souffrances incomprises. Face à elle, le fait de le trouver si proche de son visage la rendait clairement mal à l’aise. N’était ce pas lui qui lui reprochait sa proximité quelques minutes auparavant ? Lunatique et indécis, voilà qui était vraiment Yggdrasil Myrrdrinn.

« J’aurais beau essayer de te trouver des excuses, même si toi tu ne veux te faire pardonner de rien, je ne réussirais pas. Tu n’as pas de cœur Yggdrasil, ou bien tu le caches si bien, que je ne pourrais jamais le trouver. Nous avons des façons de voir la vie si différentes, et c’est d’ailleurs probablement ça qui m’attire –dans le sens tout à fait psychologique du terme, ne te méprend pas- chez toi. J’essaie de te trouver des excuses, ou bien de m’en trouver, pour justifier le fait que je ne suis pas déjà partie en courant de cette pièce, en pleurant toutes les larmes de mon corps, si toutefois il en reste, en espérant ne jamais te croiser de toute ma vie. Mais voilà, il a fallut que les contraires s’attirent, puisque saches que je crois en rien à la débilité même du proverbe qui se ressemble s’assemble. Je ne saurais expliquer ce pourquoi je te dis ça, mieux encore, je crois ne pas vouloir entendre une simple réaction de ta part, si c’est pour me répondre d’un ton méprisant et hautain. En bref, je crois, Yggdrasil, que tu ne devrais pas répondre à ses derniers mots. »

Elle soupira. Elle ne décala pourtant pas son visage. Toujours près de celui du jeune homme, elle fronça même très légèrement les sourcils. Une moue presque indéchiffrable sur un visage enfantin et fragile. Elle prit même le temps de détailler le type face à elle. Ses traits étaient plutôt fins, presque trompeurs finalement. Ses cheveux blancs tombaient avec désinvoltures sur ses yeux vairons. D’ailleurs intriguant, ses iris semblent vous absorber totalement, vous abjurer de toutes vos pêchés ou bien vous tuer sur place. C’était particulièrement dur de soutenir son regard, d’autant qu’elle sentait son souffle sur son visage, et que cela la terrorisait vraiment. Après avoir plissé le regard avec suspicion, elle se recula, pour s’adosser à sa chaise, et ainsi, mettre de la distance entre le garçon et elle. De toute façon, ils ne se portaient clairement pas dans leurs cœurs respectifs, enfin, façon de parler, alors pourquoi s’encombrer de marques de politesses superflues ?

« Tu as raison, c’est un bien beau don que de pouvoir décider qui doit vivre et qui doit mourir. Pourtant, cela est bien présomptueux. Que tu sois sortit meilleur de ta promotion, si je puis dire, j’en suis presque heureuse pour toi, dans la mesure du possible, mais tu sais pertinemment que je suis contre cette idée. Cela n’a pas l’air de te plaire, de m’entendre parler, de m’entendre gesticuler et défendre des idées indéfendables sur un sujet que je ne maîtrise pas. Je le vois dans tes yeux tu sais. Je le vois. Mais tu vas m’écouter, pour le principe, pour le respect. Je ne connais pas les souffrances que tes victimes ont endurées, au point de te demander de les achever. Je ne connais pas les raisons politiques qui t’on menée à tuer. Mais simplement, qu’une centaine de personnes soient habilitée à ôter la vie de quelqu’un chaque année me semble inconcevable. Alors après, comme tu le dis et le défend si bien, je ne sais rien de ta vie, je ne sais rien de toi. D’un côté, je ne te connais que depuis une bonne heure à tout casser. Tu veux savoir ? Tu ne connais rien de moi non plus. Alors si je me permets de dire des choses qui peuvent n’avoir aucun sens, n’oublie pas que tu me juge au même titre que je semble à tes yeux le faire, et que je ne fais pourtant aucune réaction. Tu m’as classé comme tu m’as interdit de le faire à notre rencontre. Tu m’as fiché et m’a attribué un visage et une pensée. Pardonne moi de ne pas prendre en compte de ton passé et te parler comme un individu lambda. Pardonne-moi de te traiter au même titre que les autres et être aussi franche. Si habituellement les gens s’applatissent devant toi, sache que je ne compte en aucun cas et jamais eu grand jamais le faire. Alors Yggdrasil, s’il te plaît, ne dis pas que le salis ta façon de vivre, alors que tu foules au pied depuis le début de l’heure la moindre réflexion que j’oserai te dire. »

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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Mar 11 Mai 2010 - 16:53

Une ébauche de sentiment, peut être un début de contentement, voila se qui commençait à naitre en moi à la place du grand vide qu'avait laissé mon "cœur" en disparaissant. Non pas que je commençai à apprécier la jeune fille, disons que c'était les paroles de celles ci qui me faisait retourner dans le temps. Un comble pour moi, de me souvenir du passé sans prévenir alors que je contrôlai le temps. Beaucoup de détails en elle me rappelaient Wendi, cette petite fille qui m'avait catapulté au rang de "grand frère adoré". Hum... oui, c'est vrai que j'ai caché un peu cette partie de ma vie, mais prendriez vous au sérieux un assassin qui a une petite gamine agrippée à sa veste? Non. Vous devriez faire gaffe quand même. Même si je ne voulais pas voir la vérité en face, elle avait été la seule à percer mes barrières. Et pourquoi avait il fallu qu'elle soit classée n°2 de ma génération? Même si elle se montrait aussi impitoyable que moi, elle restait toujours aussi pure que la neige et, lorsqu'elle vous souriait... vous ne saviez plus si c'était elle qui avait versé tout ce sang qu'elle avait sur les mains ou si c'était vous même qui aviez agit à sa place.

Mais bon, revenons à notre histoire, divaguer comme ça pendant la conversation n'était pas envisageable. Sans avoir remarqué le sang qui commençait à maculer ma chemise blanche, je me mis à parler.

-Promotion? Ce n'est pas le terme exacte. Connais tu le principe d'une battle royal? En deux mots plusieurs groupes se font face et vise l'anéantissement total de l'ennemi. Imaginons maintenant que quelqu'un lâche sur une île déserte plus de trois cents enfants de 3 à 9 ans en leur disant "Vous êtes trois cents, nous n'avons que 94 places. Si vous voulez vivre, assurez vous d'être parmi ceux qui partiront dans un mois, quand nous reviendrons.". Tu auras une bonne idée du test à passer pour pouvoir faire partie de cette "promotion" comme tu le dis si bien. Je t'ai dit que j'étais le chef de ma génération, mais tu ne dois pas bien saisir ce que cela représente, ou représentait, à ce moment là. J'ai pris la tête de mon clan pour éviter aux plus jeunes de se faire attaquer par un autre clan composés de personnes qui salissent la vocation d'assassin, j'ai fais des choix qui me hantent encore bien plus que mes actes en tant qu'assassin confirmé lorsque des sentiments qui ne sont pas à moi me submergent. Mais tout cela, je l'ai fais car je pensais que c'était la meilleur solution. Tu peux me trouver présomptueux, mais, à ma place, serais tu morte, ou aurais tu décidé qui devait mourir et qui devait survivre? Aurais tu laisser vivre des gamins qui iraient jusqu'à frapper avec des pierres grosses comme le poing des enfants qui n'avaient même pas 5 ans pour vivre? Nous ne sommes pas habilité à prendre des vies, comme tu le dis: nous avons ça dans le sang. C'est pour cette tâche que nous, Gravity Children, avons été créés.

Silence... le temps semblait suspendu suite à cette longue tirade. Puis ces derniers mots me revinrent et j'ajoutais:

-Si tu n'es pas contente du fait d'avoir été classée dès le début, tant pis pour toi. Si tu veux changer, fais le par toi même et montre moi que tu n'es pas une gamine qui radote et qui as peur du grand méchant loup. Fais donc éclater cette image de toi résignée à mourir, on verra après pour contester mon classement.

Comme pour prouver mes dire, je posais mes coudes sur la table où j'étais encore assis et plaçais mon menton sur mes mains croisées avec une expression tout à fait sérieuse. Tout mon être était tourné vers cette gamine qui avait un peu réveillé mon intérêt, comme un loup qui scrutait un poisson se tortillant hors de l'eau...
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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Mer 12 Mai 2010 - 20:25

Capryce plissa les yeux. Il admettait, tout, tout, tout! Toujours, en admettant ses méfaits, les assumant pleinement même, mettait la jeune fille dans une situation plutôt instable. Il n’avait aucun remord. Elle n’avait d’ailleurs qu’une chance, offerte par lui, gracieusement aurait été ici de trop, mais offerte tout de même, de se rattraper, d’effacer une heure entière de jugement hâtif et de blâme. Que décider ? Elle n’avait finalement pas à se justifier, pas à changer. Tout de même, l’ego de la jeune fille était tel qu’elle aurait voulut le gifler, ou l’embrasser fougueusement si cela suffisait à le faire changer d’avis. Une gamine qui radote. Il allait voir, si elle radotait. De quel droit ? Mais de quel droit se permettait-il de la juger comme si, finalement, elle ne lui avait jamais adressé la parole, comme si il ne venait pas de lui raconter, détails mis à part, son enfance, comme si leur rencontre avait été finalement vaine ? Elle secoua la tête doucement. Alors c’était comme ça, les amitiés du jeune homme ? On se confie puis on disparaît ? Trop, c’était trop. Elle baissa la tête, avec humilité.

« Ton classement ? Ton classement ! Mais qui t’as permis de me classer de quelque sorte que se soit ? Je ne demande pas à remonter dans ton classement, parce que, tu sais quoi ? Ton classement, je le méprise. Je le méprise autant que je hais ton côté hautain, autant que je hais ta façon de me dévisager, autant que je hais la distance que tu mets entre nous en invoquant ton passé. Je ne te hais pas, pourtant, c’est cette image de toi que je hais tant. Cette image que je me persuade, depuis notre rencontre, de n’être qu’un masque. Alors Yggdrasil, finalement, classe moi ou bon te semble. Je sais qui je suis, peu importe ce que tu fais de moi dans ton esprit. Je suis telle que je suis. Et puis si cela ne te plaît pas, au Diable. Je n’en peux plus de te chercher des excuses, je n’en peux plus de rester calme alors que tu me méprises. Je ne sais même plus qui je suis à côté de toi, je ne suis même plus qui je suis. On perd une identité à tes côtés, et je n’en ai aucune envie. »

Debout, elle faisait la même taille que le jeune homme assis sur sa table. Oui, parce que pendant son discours, que d’ailleurs il ne devait écouter de qu’une oreille, elle s’était mise debout. Les yeux dans les yeux. Egalité. Son regard à elle était plutôt froid, désespéré et surtout énervé. Comme jamais. Les secondes suivantes se passèrent un peu au ralentit, doucement, comme de véritables heures. Sa main, crispée, était venue gifler le visage sans expression du garçon aux yeux vairons. Sans même savoir si vraiment elle l’avait touché. Elle le regarda quelques instants, la gorge nouée, la lèvre tremblante. Avalant sa salive avec difficulté, elle articula avec faiblesse.

« Alors voilà, voilà le souvenir que je te laisse de moi. Si cela te permettras de me juger, encore, fais, vas y, juges moi encore. Mais ne compte pas sur moi pour me défendre. Ni pour te défendre. Ca ne résume franchement à rien tout ça. Tu me hais, ça se voit. Quand on envoie des mauvaises ondes, on en reçoit. Alors voilà Yggdrasil, voilà le seul souvenir que je te laisse de moi. »

Pas vraiment fière d’elle, elle tourna les talons avec rage. En prenant son sac, elle sortit de la pièce, avant de claquer la porte avec force. Une fois dehors, elle s’adossa contre le mur, et glissa, tout doucement, avant de tomber assise au sol. Cachant son visage dans ses mains, elle semblait commencer à pleurer. Peut être relâchait elle la pression constante qu’elle avait dut subir les dernières heures. Qu’il soit derrière ledit mur, elle s’en contre fichait. En vérité, elle se contre fichait de tout en ses secondes précises. Elle aurait juste voulut ne jamais perdre autant de temps avec un garçon qui ne l’écoutait qu’à peine. Bien qu’au fond d’elle, elle ne pensait certainement pas avoir perdu du temps, bien au contraire. Néanmoins, encore fallait il l’admettre.

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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Jeu 13 Mai 2010 - 17:34

Solitude... Deux portes venaient de se fermer, la porte de la salle, et celle qui laissait filtrer les sentiments de Raito et Rindo en moi. Finalement, j'avais trouvé ce que je cherchais, être seul, mais c'était bizarre, quelque chose semblait avoir disparu. Je ressentais une espèce de manque quelque part, ce n'était pas bon, mon corps c'était trop habitué à la présence de sentiments qui n'étaient pas les miens. Je me rendis alors compte de mon état: la jeune fille m'avait frappé au visage et du sang souillait à présent une bonne partie de ma chemise.

-Bon, tant pis pour la chemise.

Je n'avais pas vraiment envie d'entendre parler, même le son de ma voix m'indisposait, mais rien que le fait de dire cela à voix haute me faisait redevenir moi même. Cette fille m'avait fait quelque chose, mais comme je le pensais, ce n'était qu'une rencontre éphémère. Je me levait de la table et laissa pendre mes deux bras ballants, tachant de quelques goutes de sang le parquet de la salle. Prit dans une soudaine vague de lassitude, je tentai sans succès d'étouffer un bâillement sonore. Décidément, qu'est ce que je suis mou aujourd'hui...

Mes pas m'amenèrent près de mon bureau et je pris, sans m'en rendre compte, mon livre. C'est vrai que cette visite impromptue m'avait empêché de finir mon chapitre. Faisant attention à ne pas tacher mon livre avec du sang, je repris ma place initiale, sous la fenêtre et ouvris l'ouvrage. Puis, après avoir lu quelques lignes, je me surpris à dire:


-Qui ne voulait pas partir déjà?

Je n'avais pas haussé le ton, juste dis cette phrase comme si son destinataire se trouvait encore devant moi. Bah... tant pis, si je commence à parler tout seul, c'est que je deviens trop vieux. Mais ce n'était pas cela qui m'embêtait le plus: inconsciemment, j'avais fermé mon livre et mes doigts refusaient de bouger. Sans prévenir, ma vision vacilla et mes yeux se fermèrent doucement, ma tête pencha dangereusement sur le côté fenêtre. Peu à peu, je sombrait dans le néant, laissant mon corps aussi dépouillé qu'une carcasse vide. Mon esprit vagabondait dans le passé, rejouant les scènes qui avaient construit mon passé. Dans une transe quasi profonde je me mis à déclamer d'un ton triste un de mes poèmes:

-Préparé à ce moment depuis
Que tu as reçu ton surnom,
Assumes ton choix, c'est à vie.
Tue donc, petit soldat de plomb.

Sur le champ de bataille, en vain,
Tu tentes encore d'échapper,
A cette issue, nommé le destin.
Petit soldat de plomb horrifié.

Bien des années ce sont écoulées.
Ces massacres, souvent inutiles,
Tu ne peux plus que les évoquer.
Petit soldat, ton poste est futile.

Devenus grand, tu as compris,
Les remords de tout combattant:
Ce sang coulé, toutes ces vies,
Tu les regrettes maintenant.


Ma voix mourut dans le bref souffle du vent. Légèreté et harmonie. Peu de choses pouvaient me détendre, mais la poésie était l'une d'entre elles. Même si je détestai communiquer avec les autres, je ne pouvais m'empêcher de déclamer des poésies, cette voix dont je ne me servais pas souvent était faite pour cela, si bien que je ne reconnu pas tout de suite le timbre de mon propre son.

Mon corps ne répondait plus...

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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Sam 15 Mai 2010 - 22:11

Adossée contre le meme mur, elle se repassait dans sa tête les premières heures. Ses paroles, ses cous de gueule. Elle avait le beau rôle à le critiquer, à le remettre en question. Mais elle-même était incapable de tenir ses engagements. Une vague de remord lui serra le cœur. Elle se releva, en prenant soin de lisser sa robe. Elle s’approcha de la porte, restée entrouverte, malgré la violence de sa sortie théâtrale. Capryce posa sa main sur le bois, et respira un peu. Elle l’entrouvrit, très discrètement, presque secrètement. Assez pour pouvoir entrapercevoir le jeune homme, assis sur sa chaise, récitant un poème, émouvant par ailleurs. En écoutant avec attention les paroles, elle sembla deviner ici un geste de repentit. Impression, réalité ou art ? Comment savoir après tout. Elle resta là quelques instants à épier le nouvel artiste. En fermant les yeux, elle réfléchit. Finalement, tout cela valait-il une telle sortie ? Elle soupira un instant. Excessive, elle l’avait toujours été. Mais enfin...

Elle regarda ses pieds, honteuse. Alors voilà, elle en était réduite au même niveau que les gens qu’elle blâmait tant. Yggdrasil n’était pas méchant. Mais il était si méprisant ! C’était sûrement ça qu’elle haïssait tant. La regarder de haut, avec dédain, surtout avec dédain. Et elle avait joué le jeu : longtemps d’ailleurs. Une heure, presque deux. Mais voilà, Capryce n’était pas du genre à se faire marcher sur les pieds. Non non non, elle n’avait aucune raison d’être honteuse, et encore moins désolée. Elle releva les yeux déterminée. Yggdrasil était assis sur sa chaise, presque allongé, les yeux clos. La jeune fille plissa les yeux. Elle n’était même plus capable de voir son torse se soulever régulièrement. Respirait-il seulement encore ? Son côté excessif prit encore le dessus, et elle entra avec fracas dans la pièce.

« Yggdrasil ? Yggdrasil ! C’est quoi tout ce sang ? Ca va ? Répond moi ! Maintenant ! C’est pas croyable enfin ! Tu te vantais d’être le meilleur, tu te vantais d’être le meilleur et tu me laisses comme ça ? Je te pardonne ok ? Je te pardonne pour tout. Même si finalement, je suis intimement convaincue que tu ne cherches pas mon pardon. Tu es toi, méprisant, mauvais, méchant, violent, tout ce que tu veux. Mais tu restes toi. Alors d’accord, j’admets que jamais je réussirai à te faire changer, parce qu’on ne change pas les gens, et surtout, parce que je ne suis même plus sûre de vouloir de voir changer. Alors si tu veux je partirai et je ne recroiserai jamais ton chemin, si tu le souhaites, je pars maintenant. Mais je t’en supplie, et écoute bien ça sera la seule et unique fois que je te supplierai, ouvre les yeux. Tu disais être le plus fort... Je t’en pris pars pas. »

A genoux à ‘son chevet’, elle agrippait son bras et le secouait au fur et à mesure qu’elle parlait. Dans l’optique de le réveiller ? Aucune idée. C’était puéril, et surtout sans intérêt. Mais vous savez, il y a des gestes, comme celui là même, qui rassure parfois. Se rassurer, toujours ce rassurer. C’était peut être ça, qui lui déplaisait tant. Le fait de ne jamais se sentir en sécurité à ses côtés. Aussi bien physiquement que moralement. C’était ça, elle avait l’impression que dès qu’elle lui parlait, elle était propulsée sur un fil, et comme une funambule débutante, oscillait dangereusement. Rester en vie, tomber, ou bien, apprécier avant la chute, une sensation incomparable de voler ? Alors ouais, Yggdrasil, aujourd’hui, Capryce avait décidé de voler, plutôt que de rester en sûreté dans une ambiance feutrée et confinée.

« Si t’es si fort, je te mets au défis d’ouvrir les yeux, là tout de suite, maintenant. Et quand tu auras ouvert les yeux, j’oublierai pourquoi je te hais tant, oui parce que je te hais d’être hautain à ce point, et pourtant, je ne peux pas m’empêcher de rester près de toi. Si c’est ce sentiment de peur mais de vie cachée et proche de la fin qui m’enivre, alors c’est bien toi qui en est l’auteur. Je refuse de devoir te haïr, parce que tu représentes la liberté à toi tout seul. Je refuse de devoir te haïr juste parce que tout le monde le fait. Oui, je refuse aussi de t’abandonner, je refuserai tout si il le faut. Mais maintenant, Yggdrasil, ouvre les yeux.»

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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Jeu 20 Mai 2010 - 20:28

Mon corps ne répondait plus...
Je senti quelque chose de bizarre en moi, comme si tout mon être se retirait tout doucement de mon corps pour se concentrer au creux de mon torse. Alors finalement je ne finirai pas cette discussion avec Capryce? Bon... tant pis...


**********

Tient, il me semble revenir de loin... Quel sentiment étrange que celui qui me tourne autour en se moment. Comme une légère frustration qui viendrait de quelqu'un d'autre mais dont la source est pourtant en moi... Deviendrais je poète à parler comme cela? Non, Rindo a dut prendre mon corps, à chaque fois je me sent bizarre lorsque je reprend le contrôle...

Et là, mes sensations prirent le dessus sur mon engourdissement... Mon corps me fit sentir le coût d'une utilisation abusive de mon pouvoir du temps. Bon sang, qu'est ce qu'il avait fichu?!

J'ouvris les yeux, j'étais en équilibre plus que précaire sur une fenêtre et une jeune inconnue me secouait avec acharnement le bras. Tient, il était ensanglanté ce bras. Les yeux à demi clos, je m'entendit prononcer:


-Rindo, un jour où l'autre, tu me le paieras...

Bon, il fallait que je parle aussi à la fille, au moins pour qu'elle arrête de me secouer... Mais je ne savais pas si je pouvais ou non parler sans que mon corps ne me plie en quatre.

-Euh, excusez moi, pouvez vous arrêter de me secouer comme ça? Je n'aimerai pas tomber dans le vide aujourd'hui.

Ouf, j'avais réussi à articuler quelques mots sans subir de conséquences, je devais en profiter. Rassemblant mes forces pour paraitre en état et souriant, je demandai à la jeune inconnue:

-Excusez moi mais, qui êtes vous?
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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Sam 22 Mai 2010 - 17:12

Son visage s'éclaira quelques secondes alors que les yeux de Yggdrasil s’ouvraient à peine. Elle fut soulagée. Au moins, ça ne paraissait pas si grave. Puis il lui avait demandé d’arrêter de le secouer ainsi. Très vivement, elle ôta sa main du sien, comme si elle venait de faire un geste obscène ou quoi que se soit. Ce n’est que quelques secondes plus tard qu’elle réalisa la politesse qu’il venait d’employer. « Excusez moi ? » Non, ce n’était pas vraiment le genre du garçon. Elle se releva, intriguée. Finalement, pourquoi pas ? Il avait peut être changé, il lui fallait peut être une bonne gifle pour qu’il réalise... Non, décidemment, ça ne tenait debout. Elle pencha la tête vers la gauche. Il avait perdu beaucoup de sang. Il semblait aussi avoir fait un malaise. Si c’était grave ? La jeune fille n’avait pas une force immense, sa claque ne pouvait pas être si dévastatrice, tout de même.

« - Je suis soulagée, tu as l’air d’aller un peu mieux. Mais tu es différent. Qu’est ce que tu me fais, tu te moques de moi ? Ce n’est pas drôle. Vraiment pas. Tu en es pas au point de reprendre des couleurs, mais enfin, c’est déjà ça de gagner. Je crois que tu as fait un malaise, ou bien quelque chose dans le genre. Je ne m’y connais pas vraiment. Je m’excuse tu sais, je ne voulais pas te faire mal à ce point, c’était sous la colère, rien d’autre que la colère. Je ne comptais pas vraiment te faire mal, je pensais même ne pas t’avoir touché. Je m’excuse, franchement. »

Elle le regarda dans les yeux. Son regard était changé, franchement pas pareil, étrange. Peut être en bien, moins terrifiant en tout cas. Mais si c’était mieux, incapable de le dire. Finalement, elle s’était habituée au garçon et à ses qualités –même si pour l’instant elle ne les voyait pas encore très bien-. Alors s’il avait vraiment changé, elle ne savait pas trop comme le comprendre. Elle soupira. Et ce ne fut qu’après qui lui ait demandé son nom, qu’elle ouvrit les yeux, en grand, très grand. Comment ça il ne se souvenait plus de son nom ? Comment c’était possible ? Capryce secoua la tête, avant de le dévisager avec attention. Blague ? Simplement pour lui faire peur ? Elle plissa le regard. Qu’est ce qu’il voulait, une gifle de plus ?

« - Arrêtes, ça ne me fais pas rire du tout. Tu veux jouer à ce jeu là ? D’accord ! Je t’emmène à l’infirmerie. Tu feras peut être moins le malin devant un véritable médecin. Allez, appuie toi sur moi si tu en as besoin et on file. »

Capryce l’aida à se lever, et l’obligea même à s’appuyer sur son bras, les premiers pas tout du moins. Elle le regarda quelques fois en tournant la tête. Se moquait il simplement d’elle ou bien ses maux étaient ils bien plus graves qu’il n’en paraissaient ? Elle frissonna. Elle se sentait coupable en même temps. Et puis quoi, peut être que finalement, tout ça n’était qu’un terrible malentendu.

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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   Lun 24 Mai 2010 - 8:18

Topic fini, la suite ici: http://ineka-island.forumactif.com/infirmerie-f23/parce-que-m-enguirlander-est-une-solution-pvcapryce-t366.htm#3123 :)
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MessageSujet: Re: Exclusion et rencontre. [ Raito > Yggdrasil ]   

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